Le déraillement des wagonnets

Le creux du Pilot, était aussi un terrain de jeu pour Lucien et ses copains. Ils jouaient à l’attaque du train des Cowboys par les Indiens. Le dimanche, quand personne ne travaillait, les enfants partaient en bande jusqu’au creux. Les wagonnets étaient garés, avec des cales sous les roues. Alors, Lucien et ses copains montaient dedans. Ils enlevaient les cales et dévalaient les pentes, d’une terrasse jusqu’à la suivante, en zigzag, jusqu’à l’usine qui était en bas. À un moment, il y en avait qui attaquaient le train — c’était les Indiens. Des fois, ils arrivaient tellement vite dans le virage qu’ils devaient sauter avant que le wagonnet déraille. Le wagonnet tombait alors jusqu’à l’usine, au fond du creux du Pilot. Et ça faisait tellement de bruit, un bruit de ferraille, que le gardien de l’usine montait en courant. Eux, comme ils étaient plus haut et qu’ils couraient plus vite, ils disparaissaient et se cachaient. Des fois, le gardien de l’usine frappait aux portes des maisons en criant : « Où ils sont les petits ? »

Sophie, Loïc

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