Mémoire(s) des bidonvilles

Mardi 5 mars, nous avons reçu des témoins qui sont venus nous parler des bidonvilles qui existaient encore récemment dans le Bassin de Séon.

C’est l’association Ancrages qui avait organisé cette rencontre. Il y avait trois témoins : Mme Zora Emerard, qui a vécu au bidonville de la Lorette, à Saint-André (et qui est la maman de Driss, élève de notre classe), Mme Saliha LEBRACHE, ancienne habitante du terrain Michel, à Mourepiane et M. Ali Amouche, fondateur de l’association des habitants de la Lorette et actuellement directeur de l’APEQ (Action Pour l’Emploi dans les Quartiers).

Nous avons discuté avec eux à partir d’un diaporama préparé par Emilie Francez, d’Ancrages, et de courtes séquences d’un film documentaire intitulé : « Lorette, le dernier bidonville » (1)

Grâce à cette rencontre avec des témoins, nous avons appris pourquoi il y a eu des bidonvilles dans le Bassin de Séon et quel rapport il y avait entre ces bidonvilles et les tuileries. Nous avons aussi appris qui avait construit ces habitats précaires, comment on y vivait et comment les habitants ont finalement été relogés.

(1) Un film de Bruno Victor-Pujetbet, 1995, IO production, Image Plus.

Keyllian, Marla et Marwan.

Qu’est-ce qu’un bidonville ?

Un bidonville est une sorte de village construit par les habitants eux-mêmes, à partir de matériaux de récupération : tôles, planches, briques, etc. Les habitations sont le plus souvent des « baraques », sans eau courante et sans électricité. Ces baraques sont construites dans l’urgence. Une des personnes interviewée dans le documentaire « Lorette, le dernier bidonville » raconte que ses parents ont construit leur logement en 24 heures !

À Marseille, comme dans d’autres grandes villes françaises, les bidonvilles étaient, au départ, des habitations provisoires, construites dans l’attente d’un vrai logement. Mais le provisoire, nous a dit Emilie Francez, « a duré parfois trente à quarante ans ! »

À l’Estaque, à St-Henri et à St-André, les bidonvilles ont été construits en « dur », à partir de briques, d’agglos, de ciment et de tuiles, car on pouvait s’en procurer facilement dans ces quartiers (2). Ce qui fait qu’ils ressemblaient vraiment à des petits villages. Les personnes qui y ont vécu étaient des travailleurs immigrés, venus principalement d’Afrique du Nord. Comme ils savaient qu’ils resteraient longtemps en France, ces travailleurs faisaient venir leur famille et construisaient une baraque dans l’attente d’un relogement. Mais ils ne cherchaient pas à en faire une vraie maison, ni même à en améliorer le confort car le terrain ne leur appartenait pas et ils pensaient vraiment que c’était du provisoire. Chaque année, raconte l’un des témoins, « on disait à mes parents qu’ils allaient être relogés, alors ils n’ont jamais voulu améliorer leur conditions de vie parce qu’ils étaient tout le temps sur le départ (3)».

(2) En plus des tuileries, il y avait en effet une grande cimenterie à l’Estaque.
(3) Témoignage de Karim, extrait du documentaire « Lorette, dernier bidonville ».

Assia, Karim et Loïc

Fenouil2

Le bidonville de la Campagne Fenouil, à l’Estaque

Pourquoi y a-t-il eu des bidonvilles en France ?

Les bidonvilles sont apparus en France après la Seconde guerre mondiale. Beaucoup de grandes villes avaient été bombardées et des quartiers entiers détruits. Il y avait beaucoup de réfugiés sans abris et une véritable crise du logement. Alors, les gens ont dû se débrouiller en attendant la reconstruction. Certains se sont installés sur des terrains vagues ou dans des camps aménagés par l’Etat, comme « le Grand Arénas », dans les quartiers sud de Marseille.

Comme il fallait beaucoup de main d’œuvre pour reconstruire le pays et faire tourner les usines, on a fait appel à des centaines de milliers de travailleurs étrangers : Algériens, Portugais, Yougoslaves, Polonais, Sénégalais, Maliens… Les Français sans abris ont été relogés en priorité dans de nouvelles cités, mais, selon les endroits, les travailleurs immigrés ont dû se contenter de construire eux-mêmes leur logements. C’est là que sont apparus les bidonvilles.

Ces bidonvilles ont été peu à peu « résorbés », c’est-à-dire détruit pour être remplacés par des cités ou des lotissements. Mais cela a pris des dizaines d’années, en particulier à l’Estaque et à Saint-André.

Kiyan

marseille detruite

Durant la seconde guerre mondiale, des quartiers entiers des grandes villes ont été détruits. Ici, le quartier de l’Hôtel de Ville.

Quels étaient les bidonvilles dans le Bassin de Séon ?

Le bassin de Séon a compté de nombreux bidonvilles. À l’Estaque, qui est un des plus petits quartiers de Marseille, il y en avait trois :

— le bidonville de Riaux, au pied de la cimenterie Lafarge, abritait une trentaine de personnes ;

— le bidonville de la rue Pasteur, construit sur un terrain vague, abritait environ 300 familles nombreuses, principalement d’origine Kabyle, ainsi qu’une trentaine de « célibataires » ;

— le bidonville de la Campagne Fenouil, installé sur un terrain appartenant aux tuileries, abritait lui aussi environ 300 familles nombreuses, dont une grande partie étaient des gitans rapatriés d’Algérie et le reste des Kabyles. Ce bidonville était situé juste derrière notre école.

À St-Henri, il y avait un petit bidonville, où a vécu Mme Lebrache. Il était installé lui aussi sur un terrain appartenant aux tuileries : la campagne Michel. Il y vivait une quarantaine de familles.

Enfin, à St-André, il y avait au moins trois bidonvilles : celui de la Laurette, où vivaient 158 famille et une dizaine de célibataires, celui de Grand Camp, dont nous ne savons pas combien de personnes y vivaient et celui de Ruisseau Mirabeau, où vivent encore une soixantaine de famille de Manouches qui s’étaient installés là parce qu’il y avait autrefois des usines qui traitaient le métal et que ces familles vivaient de la récupération des métaux.

Elliot, Chaïnèze, Rio et Merwan

lorette

Le bidonville de Lorette

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Le bidonville de la rue Pasteur, peu avant sa démolition

Quels rapports entre bidonvilles et tuileries ?

Sur les six bidonvilles dont nous avons parlés, plus de la moitié étaient situés sur des terrains appartenant aux tuileries. Ce n’est pas un hasard. En effet, ces terrains ont été prêtés par la Société Générale de Tuilerie de Marseille aux ouvriers immigrés qui travaillaient dans ses usines, comme ça elle n’avait pas à construire de nouvelles cités ouvrières : « étant donné que mon père était ouvrier aux tuileries depuis plus de vingt ans, ils l’ont autorisé à habiter sur leur terrain. On s’est installés. Le matin on n’avait pas de maison, le soir, on en avait une et le lendemain on s’est retrouvés à l’école. D’autres familles d’ouvriers algériens ont fait pareil et, petit à petit, le bidonville de Lorette s’est construit. Mais si on ne travaillait pas aux tuileries, on ne pouvait pas s’installer là. Ensuite, chacun s’est mis a donner un bout de terrain soit à son neveux, soit à son cousin et, ainsi de suite. Et c’est là que toutes ces maisons ont commencé à pousser comme des champignons. [1]»

Il faut dire que les tuiliers possédaient plus de la moitié du territoire du Bassin de Séon (voir la carte) et que leurs terrains ne leur servaient plus, étant donné que la plupart des tuileries anciennes avaient fermées, au profit de trois usines ultramodernes construites à St-André.

Texte collectif


[1] Témoignage de Amar, extrait du documentaire « Lorette, le dernier bidonville ».

carte fonciere

Les terrains appartenant aux tuiliers, au moment de la construction des premiers bidonvilles
(extrait de « Emprise spatiale et paysagère de l’industrie de la tuile dans le Bassin de Séon », par Isabelle POLVERELLI).

L’eau, l’électricité et le chauffage

Zora nous a dit qu’à la Lorette il y avait l’eau courante dans les logements ainsi que l’électricité ; par contre, il n’y avait pas l’eau chaude. On se chauffait au bois, qui était récupéré dans la colline, en particulier par les enfants. Les maisons étaient très mal isolées et l’hiver il faisait froid. Pour prendre la douche, il fallait aller dehors, dans un abri spécialement aménagé où l’on pouvait faire du feu, mais comme les murs étaient plein de trous pour laisser la vapeur et la fumée s’échapper, on se gelait quand même l’hiver ! Dans d’autres maisons, les gens se lavaient dans la cuisine, dans des grandes bassines et, à ce moment là, tous les autres habitants devaient attendre dans une autre pièce ou dehors.

À la Campagne Fenouil et au bidonville de la rue Pasteur, il n’y avait pas l’eau courante, mais seulement deux fontaines pour tous les habitants. À la Campagne Michel, c’était pareil.

Alexandre

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Les enfants rapportent de l’eau à la maison

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Une des deux fontaines de la rue Pasteur

Les célibataires

Dans tous les bidonvilles du Bassin de Séon, il y avait un coin à part : celui des célibataires. C’était des travailleurs qui avaient laissé leur famille au pays ou qui n’étaient pas encore mariés. On ne leur permettait pas de vivre au milieu des familles. À la Lorette, les baraques des célibataires étaient moins bien construites que celle des autres habitants : elles étaient surtout faites de planches et de tôles. Ils n’avaient pas l’eau courante et devaient la chercher à la fontaine. En général, un célibataire restait seulement six mois sur douze en France et ils laissait alors la place à un autre célibataire pendant son absence. Du coup, il ne cherchait pas à améliorer son confort. À la Lorette, nous a dit Zora, les célibataires n’étaient pas intégrés à la vie sociale du bidonville : ils n’étaient pas invités aux fêtes, comme les mariages, l’Aïd ou les baptêmes. Peut-être que les pères de famille se méfiaient d’eux.

Texte collectif

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Les célibataires. Dessin de Merwan
(d’après une photographie de Jacques Windenberger)

La débrouille et le rôle des enfants

Quand on n’a pas grand-chose pour vivre, on doit inventer de quoi remplacer ce qui nous manque. Ainsi, les enfants du bidonville, qui n’avaient jamais de jouets neufs, récupéraient des jouets cassés qu’ils rafistolaient ou alors en construisaient de toutes pièces, avec des bouts de ficelles et des bouts de bois, comme les « lance-boulettes » ou le jeu du cerceau que l’on pousse avec un bâton et qu’ils réalisaient avec des jantes de vélo récupérées.

Souvent, les parents ne savaient pas écrire et parlaient difficilement le Français. Alors, c’était les enfants qui remplissaient les papiers administratifs car ils avaient appris à lire et à écrire à l’école. Zora, qui apportait chaque jour la « gamelle » à son papa qui travaillait à l’usine, nous a dit : « Ce sont les enfants qui s’occupaient des parents, plutôt que l’inverse et, quand on devenait adultes, on était obligé de rester avec nos parents parce qu’ils avaient encore besoin de nous ».

Quand les enfants sont devenus adultes, il y avait beaucoup moins de travail aux tuileries, car elles avaient presque toute fermées. Beaucoup de jeunes se retrouvaient au chômage. Du coup, certains d’entre eux ont inventé leur propre travail. C’est le cas de Karim qui a pu s’en sortir en récupérant des cagettes de bois sur le grand marché de fruits et légumes des Arnavaux et qui les revendait au détail.

Texte collectif

debrouille

Un commerce improvisé : le recyclage des cagettes

Les petits commerces et les métiers dans le bidonville

À Lorette, le village-bidonville, il y avait plusieurs types de commerces : un des habitants vendait ses poules et ses lapins et tenait une petite alimentation ; plusieurs marchands venaient de l’extérieur vendre de la viande, des ustensiles ménagers et même des vêtements ; l’un deux venait en triporteur. Il y avait aussi un marchand de glace qui venait de St-André en fourgonnette et puis les femmes du camp de gitans de la Bricarde venaient vendre des coupons de tissu aux femmes de Lorette, ce qui créa des liens entre elles. Enfin, un des habitants avait pris le rôle de chirurgien pour toutes les circoncisions ; un autre coupait les cheveux.

Driss

Un souvenir d’école

C’était bien utile d’apprendre à lire et à écrire pour les enfants du bidonville qui pouvaient ainsi aider leur maman à remplir les papiers administratifs. Mais ce n’était pas facile pour ces enfants qui ne parlaient pas toujours bien le Français quand ils débutaient à l’école. À l’époque, les classes étaient très chargées et parfois, les maîtresses plaçaient les élèves en difficulté au fond de la classe pour se concentrer sur les autres élèves. Et les enfants d’immigrés étaient souvent au fond.

Zora nous a raconté un souvenir de son année au CP qu’elle gardera toujours en mémoire. C’était après les fêtes de Noël. La maîtresse avait demandé aux élèves de dire ce que le Père Noël leur avait apporté. Quand ça a été au tour de Zora, elle lui a dit : « Toi, ce n’est pas la peine, tu viens du bidonville ». Ce jour-là, Zora s’est sentie humiliée.

Luka, Tarek et Farès

bidonville Assiared

Enfants du bidonville. Dessin de Assia

Monsieur le Président…

Mme Lebrache nous a raconté que, quand elle était jeune fille, à la fin des années 1970, elle souffrait tant de vivre dans une baraque de bidonville qu’elle a écrit au Président de la République. Elle lui a dit, avec ses mots, sa honte de marcher encore dans la boue, de vivre sans eau courante et sans chauffage, alors que presque tous les français avaient le confort moderne et tous les enfants la télévision, sauf ceux du bidonville. Pour elle, cette lettre était un cri de colère et elle n’en attendait pas de réponse. Pourtant elle en a reçu une et, l’année suivante, le Président Valéry Giscard d’Estaing est venu visiter les bidonvilles du Bassin de Séon. C’est à partir de cette époque que les premiers relogements ont eu lieu.

Clara, Laura et Sabrina

visite giscard

Visite du Président de la république au bidonville Michel, en 1975

La fin des bidonvilles

Les bidonvilles du Bassin de Séon ont été détruits entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. Celui de la rue Pasteur a été remplacé par une petite cité où les habitants ont été relogés. À la Campagne Fenouil, derrière l’école, on a construit une grande zone d’activité économique, avec des bureaux et des entreprises. Mais on a aussi construit un petit lotissement pour une vingtaine de familles gitanes qui étaient les dernières à habiter le bidonville et qui voulaient rester là. Les autres familles avaient été relogées auparavant à la cité la Castellane ou dans des petits immeubles de St-Henri. À la Campagne Michel, les gens ont été relogés dans une résidence construite juste à côté du bidonville.

À la Lorette, par contre, les choses ne se sont pas passées aussi bien. Le terrain a été vendu par les tuileries pour construire le plus grand centre commercial d’Europe : « Continent ». On a dit aux habitants du bidonville de partir, tout simplement. Mais ceux-ci ont découvert, un peu par hasard, que s’ils pouvaient prouver qu’ils avaient habité au moins trente ans à la Lorette, même si le terrain ne leur appartenait pas, ils pouvaient réclamer la propriété de leur maison. Ils se sont donc organisés pour défendre leurs droits. C’est là qu’est née l’Association des habitants de la Lorette. Cela ne leur a pas permis de rester, car la création du supermarché était jugée prioritaire par la Ville de Marseille. Cependant, cela leur a permis d’obtenir de l’argent en échange de leur départ. Quelques-uns n’ont pas voulu de cet argent et ont continué à résister un moment. C’est le cas de la famille de Zora. Mais, finalement, ils ont été expulsés par les forces de l’ordre et tout le monde a été relogé dans une petite cité qui porte le nom de leur ancien bidonville : Lorette.

Texte collectif

bidonville inconnured

Démolition du bidonville de la Campagne Fenouil

nouveau pasteur

Les nouveaux logements de la rue Pasteur

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19 commentaires sur “Mémoire(s) des bidonvilles

  1. J’avais 6 ans lorsque j’ai quitté la Campagne Fenouil mais des souvenirs tels que la Fontaine où j’allais chercher de l’eau avec ma grande sœur et l’escalier de devant la porte, où je restai sur les genoux qui parlait avec les voisines. Les douches que je faisais dans la bassine, ainsi que le beutia où mes frères me plongeait pour me faire croire que c’était l’eau de la mer. Mon GRAND SOUHAIT c ‘est de trouver des photos de ces moments là (1966-1971) mon nom de famille est Boucetta.

    • Bonjour,
      Je dispose de beaucoup de photos de la Campagne Fenouil, prises par un prêtre, mais je pense que c’est plus tard que 1971. Vous pouvez venir les voir à l’école de l’Estaque Gare. Laissez un message sur le répondeur au 04 91 03 66 55, avec vos coordonnées, je vous rappellerai.
      Jacques Vialle

    • Je peux vous envoyer l’image par mail.
      À l’école de l’Estaque Gare, nous avons toute une collection de photos de la campagne Fenouil, prises par le prêtre Francis.
      Vous pouvez venir les consulter et en récupérer. Il suffit de prendre rendez-vous en appelant l’école : 04 91 03 66 55
      Bien à vous
      Jacques Vialle

  2. Bonjour je recherche des photos de ma famille que le père Francis a prise à la rue Pasteur et Rue Emile Rouvière, ou puis-je me renseigner.

    • Bonjour,
      À l’école, nous avons une collection de photos numérisées qui ont été confiéés à M. Journet par le père Francis. Vous pouvez venir les consulter. Il suffit de m’appeler au 04 91 03 66 55, en laissant vos coordonnées. Mais il s’agit essentiellement de photos de la Campagne Fenouil.
      Jacques Vialle, directeur de l’école Estaque Gare

    • C’est au 43 bd Fenouil. Il faut que vous preniez rendez-vous en appelant le 04 91 03 66 55 et en laissant un message avec vos coordonnées. On vous rappellera.
      M. Vialle

  3. Bonjour, je souhaiterais si possible avoir les photos prise par un pretre à la campagne fenouille dans les années 70 je pense (ou avant), auriez vous la gentillese de me les envoyer par mail svp, vous ferais beaucoup d’heureux et d’heureuse… jo.fernandez82@gmail.fr

    • Bonjour,
      Je ne peux pas vous envoyer ces photos par mail. C’est trop lourd.
      Je peux vous les copier sur un cd que vous viendriez récupérer.
      Mais ce sera à la rentrée des vacances de pâques.
      Prenez rendez-vous en appelant le 04 91 03 66 55 et en laissant au besoin un message sur le répondeur avec vos coordonnées.
      Bien cordialement

      Jacques VIALLE
      Directeur de l’école Estaque Gare

      • Bonjour,
        Les photos que j’ai datent des années 1970. Je ne les envoie pas car les fichiers sont très lourds. Mais on peut les consulter à l’école. Si ça vous intéresse, appelez le 04 91 03 66 55 et laissez vos coordonnées pour que l’on prenne rdv.

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