On prend de la hauteur…

Ce matin, pendant qu’un petit groupe était en atelier d’écriture avec Antonella, le reste de la classe était réuni pour observer une photographie aérienne de 1927 que Jean-François avait projetée sur le mur de la classe. Cette photographie montrait, avec une grande précision, l’Estaque et St-Henri. Grâce à elle, nous avons pu repérer les tuileries qui étaient présentent à cette époque dans ces deux quartiers. Nous avons d’abord repéré des endroits que nous connaissions, comme l’école, puis nous avons remarqué plusieurs ensembles de grands toits aux endroits où nous avions déjà repéré des vestiges d’anciennes tuileries, comme au Régali, où nous avions fait des fouilles quelques jours auparavant. Vues du ciel, toutes les tuileries se ressemblent et nous avons pu ainsi en repérer sept entre l’Estaque Plage et la limite entre l’Estaque et St-Henri. Ensuite, nous avons recherché les carrières d’argile, qu’on appelle « les creux ». Nous en avons repéré cinq, qui forment des tâches blanches et rondes sur la photographie aérienne.

Une fois tous ces repérages faits, nous avons reporté les usines et les creux sur un plan du quartier. Enfin, grâce à un document d’archive, nous avons pu écrire les noms des propriétaires de tuileries sur le plan que nous avions illustré.

Laura, Marwan, Saoirse, Driss, Sabrina, Alexandre, Elliot et Merwan

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Tuiles et poussières

Ce matin, nous avons sorti des tables dans la cour. Puis, nous avons récupéré les sacs remplis des morceaux de tuiles et de briques que nous avons glanés pendant les deux premiers jours des ateliers. Nous avons renversé ces sacs sur les tables et nous nous sommes répartis en groupe de quatre. Là, le maître nous a distribué une brosse par groupe. Cette brosse allait nous servir à enlever la terre collée sur les briques. Lorsque ce premier travail été terminé, nous avons démarré le tri : les symboles d’un côté, les noms des tuileries d’un autre, ainsi que les noms des quartiers. Après, nous avons essayé de reconstituer des mots et des phrases avec les morceaux de tuiles.

Malgré le froid de la matinée, nous avons quand même réussi notre première mission.

Après la récréation, nous avons formé deux groupes : un groupe est parti avec Antonella ; un autre avec Jeff et Jacques.

Le groupe avec Antonella, a commencé le journal de bord et la « valise à mots ». Ils ont écrit deux articles sur les matinées de lundi et de mardi. Antonella leur a demandé d’écrire une conclusion à la fin de chaque article.

La valise à mots va nous servir lors des ateliers d’écriture créative. Pour l’instant, nous sommes en train de la prolonger des bouts de mots que nous trouvons à partir des morceaux de tuiles. Exemple : avec GUI (de Guichard), nous avons trouvé guichet, guitare, guider, guidon, aguicher, guide… avec ANDR (de Saint André), androïde, méandre… avec EILLE (de Marseille), oeillet, treille, réveiller, oreille, éveil, veilleuse, veillée… etc.

Avec Jeff et Jacques, nous avons fait un tableau où il y avait le symbole de chaque tuilerie, le nom du fabriquant et le nom du quartier. Nous l’avons renseigné à partir des tris que nous avions fait plus tôt.

Nous avons aussi apprécié cette matinée parce que nous aimons chercher et reconstituer les choses pour les comprendre. Petit à petit, nous entrons dans l’histoire des tuileries.

Farès, Keyllian, Sophie, Enzo, Loïc, Jenna, Karim, Marla

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Balade au Régali

Ce matin, nous sommes partis sur les traces des anciens vestiges d’une Tuilerie, au lieu-dit « Le Régali », face au port de pêche de Saumaty. Nous avons cherché et déterré des morceaux de tuiles et de briques sur le site. Il y avait des tas de tessons à même le sol. Nous avions des pelles et des pioches pour déterrer les fragments de tuiles.

Nous avons trouvé des tuiles avec des lettres et des symboles. Par exemple : des lions, des abeilles, des croix de Malte, des étoiles, des cœurs…

Sur les tessons, il y avait aussi de fragments de mots : Mars…, Saint A…, Hen…, Sau…

Après la récolte, nous avons formé deux groupes : un avec Jeff et un autre avec notre maître, Jacques.

Jeff a distribué des crayons, des feuilles, des planches et des gommes pour faire du dessin. Il a demandé à chacun de cadrer avec ses doigts le paysage choisi et de le dessiner. Chacun a choisi son emplacement sur le terrain et s’est mis à l’œuvre. Antonella prenait des photos.

Avec Jacques, nous sommes montés tout en haut de la colline. Nous avons ramassés d’autres vestiges de tuiles. Puis, nous avons pris des photos : la vue était magnifique sur le Port Autonome et la baie.

Farès et Kiyan ont trouvé une petite tarente grise et blanche sous une pierre. Tous les garçons ont commencé à soulever les pierres. Il y avait plein de tarentes. Il paraît qu’en Provence, la tarente porte bonheur. C’est peut-être le signe que notre projet va être réussi. À suivre…

Clara, Assia, Laura, Sabrina

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Sur la piste des Tuileries

Lundi 24 septembre 2012

Ce matin, lorsque nous sommes arrivés à l’école, nous avons fait la connaissance de Jean-François (Jeff) et d’Antonella qui vont animer les ateliers d’art plastiques et d’écriture avec Jacques, notre enseignant. On nous a d’abord distribué des documents où il y avait des photos prises sur le parcours que nous allions effectuer. On devait retrouver les lieux correspondant à ces photos sur le trajet.

Un groupe est parti avec Caroline (notre professeur du lundi) et Jeff ; un autre groupe est parti avec Jacques et Antonella. Les deux groupes ne sont pas partis en même temps : le premier groupe étudiait le plan de la balade pendant que le deuxième groupe remontait le boulevard Fenouil, puis se dirigeait vers la gare de l’Estaque. Nous avions des appareils photos.

À la gare, on nous a distribué deux photographies prises au même endroit, mais à des époques différentes : de nos jours et dans les années 1940. Il fallait trouver le lieu d’où avaient été prises les photos. Nous avons pu constater que, dans le passé, il y avait une tuilerie près de la gare et une autre à la place du collège de l’Estaque. Ces tuileries étaient proches de la mer et de la gare, ce qui facilitait le transport des tuiles par trains et par bateaux. Antonella nous a demandé de compter les cheminées sur la photo. Elle nous a expliqué que le nombre de cheminées correspondait au nombre de fours dans une tuilerie ; donc, plus il y avait de cheminées, plus la tuilerie était importante.

Nous sommes passés par la Traverse Saumaty et avons pris des photos d’un mur fait uniquement de tuiles. Nous nous sommes ensuite dirigés vers le rond point de Saumaty. Puis, nous sommes arrivés à la Traverse de la Poste et avons pris la Traverse Picasso qui est une « courée », c’est-à-dire un ensemble de petites maisons côte-à-côte, avec une grande cour commune, où vivaient les ouvriers des Tuileries et des autres usines. Là, nous avons photographié un mur de tuiles et de briques. Le deuxième groupe a mangé quelques grains de raisin qui bordaient une maison abandonnée. Puis, nous sommes descendus par des escaliers. Plus bas, dans la petite rue, nous avons vu un puits qui était fermé. Maintenant l’eau est payante et elle arrive par les robinets. Dans la Traverse Régali, nous avons vu une ancienne entrée de tuilerie, repérable par des poteaux en briques. Nous sommes allés à un point de vue où nous devions reconnaître l’emplacement de la photo que nous tenions dans les mains. Après, nous sommes rentrés à l’école en passant par la Traverse Vincenti et le stade.

Nous avons aimé cette balade parce que nous avons découvert les changements survenus dans le quartier au cours des cinquante dernières années. En effet, les Tuileries ont été détruites pour faire place à des maisons et à des bâtiments modernes. Beaucoup de choses ont changé en quelques années. Mais, nous savons aujourd’hui que Marseille était réputée dans le monde entier pour ses tuiles du Bassin de Séon.

Elliot, Marwan, Luka, Chaïneze

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